En 2027, 28 % des électeurs français utiliseront l’intelligence artificielle pour s’informer avant de voter. Pourtant, aucun candidat déclaré n’a fait de l’IA le cœur de son programme. Entre 109 milliards d’investissements annoncés, un champion national valorisé 11,7 milliards et 27 % des tâches automatisables d’ici 2030, la France se trouve à un carrefour. L’enjeu dépasse la technologie : c’est l’avenir de l’emploi et de la souveraineté qui se joue.
Un chiffre devrait hanter chaque candidat à l’Élysée. Selon une étude Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès, 28 % des Français prévoient d’utiliser l’intelligence artificielle pour s’informer avant l’élection de 2027. Chez les 18-24 ans, cette proportion atteint 75 %. L’IA et la présidentielle 2027 sont déjà liées dans l’esprit des citoyens. Mais dans les programmes, le silence règne.
Nous assistons à un paradoxe saisissant. La technologie la plus transformatrice depuis Internet pénètre massivement les foyers français. Or, le débat politique l’ignore presque totalement. En accompagnant des PME dans leur transition numérique, nous observons chaque jour cet écart grandissant entre la réalité du terrain et le discours des élites.
Cet article explore pourquoi l’IA devrait être le sujet central de la présidentielle 2027. Non pas comme gadget électoral, mais comme enjeu civilisationnel.
L’essentiel — L’intelligence artificielle transformera 27 % des tâches professionnelles françaises d’ici 2030, selon McKinsey. La France dispose d’atouts majeurs : un plan de 109 milliards d’euros, Mistral AI comme champion européen, et une énergie nucléaire décarbonée idéale pour les data centers. Pourtant, seules 10 % des entreprises françaises utilisent activement l’IA. Le risque d’une adoption asymétrique — où les dirigeants automatisent sans former — pourrait engendrer un chômage structurel massif. C’est pourquoi l’IA mérite d’être au cœur du prochain scrutin.
L’IA et la présidentielle 2027 désignent l’enjeu politique majeur consistant à placer l’intelligence artificielle au centre du débat électoral français. Cette question englobe l’impact sur l’emploi, la souveraineté technologique, la formation professionnelle et la compétitivité économique nationale face à la concurrence américaine et chinoise.
L’angle mort du débat présidentiel français
Il y a quelque chose d’absurde dans la campagne qui se dessine. Les thèmes habituels — sécurité, immigration, pouvoir d’achat — dominent les plateaux. Pourtant, aucun ne façonnera autant le quotidien des Français que l’intelligence artificielle.
En effet, l’IA ne se contente pas de modifier des processus. Elle redéfinit la nature même du travail. Chaque secteur est concerné. Chaque métier sera touché. Chaque entreprise devra s’adapter.
Quand les électeurs adoptent l’IA avant les candidats
Le sondage de la Fondation Jean-Jaurès révèle un fossé générationnel vertigineux. Trois quarts des jeunes adultes prévoient de consulter une IA avant de voter. À cet égard, la question n’est plus de savoir si l’IA influencera l’élection. Elle l’influence déjà.
Emmanuel Macron lui-même a alerté sur ce phénomène en novembre 2025. Le président a souligné le risque que l’IA façonne les choix électoraux. Néanmoins, l’alerte est restée sans suite programmatique.
Par ailleurs, Gabriel Attal et Renaissance utilisent déjà l’IA dans leur stratégie de campagne. L’outil sert le marketing politique. Mais personne ne propose de politique de l’IA.
Cette distinction change tout. Utiliser l’IA pour gagner une élection est une chose. Préparer la France à l’IA en est une autre, infiniment plus urgente.
La France dans la course mondiale à l’IA
La France n’est pas absente de la révolution technologique. Loin de là. Le pays affiche des ambitions considérables. Toutefois, l’écart entre l’annonce et l’exécution inquiète.
109 milliards d’euros : annonce historique ou mirage ?
En février 2025, lors du Sommet pour l’Action sur l’IA, le gouvernement a annoncé 109 milliards d’euros d’investissements, principalement privés. Ce montant colossal mérite d’être contextualisé.
Depuis 2018, le plan France 2030 a mobilisé 2,5 milliards d’euros publics pour l’IA. Bpifrance prévoit 10 milliards d’ici 2029. Cependant, ces chiffres pâlissent face au projet américain Stargate : 500 milliards de dollars. La Chine, de son côté, concentrait déjà 60 % des investissements mondiaux en IA entre 2013 et 2018.
En réalité, la France représente une fraction du marché mondial. En 2025, les investissements globaux dans l’IA atteignent 202 milliards de dollars. La moitié de tout le capital-risque planétaire se dirige vers ce secteur.
Dès lors, la question n’est pas le montant annoncé. C’est la capacité d’exécution qui déterminera le succès français.

Mistral AI, champion solitaire de l’Europe
Dans cette course, un nom incarne l’espoir européen. Mistral AI, fondée en avril 2023 par Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix — anciens de DeepMind et Meta — est devenue la première « décacorne » française.
Sa valorisation atteint 11,7 milliards d’euros depuis sa levée de fonds de septembre 2025. Le néerlandais ASML a investi 1,3 milliard d’euros et détient désormais 11 % du capital. L’entreprise revendique 300 millions d’euros de revenus annuels récurrents et vise 500 millions en 2025.
De plus, Le Chat, son assistant conversationnel, rassemble un million d’utilisateurs quotidiens. Les contrats stratégiques s’enchaînent : ministère de la Défense, HSBC, entreprises du CAC 40.
Pourtant, gardons les proportions. OpenAI est valorisée à 500 milliards de dollars. Anthropic atteint 156 milliards. Mistral fait figure de David face à des Goliaths dotés de ressources quasi illimitées.
Or, le champion européen reste largement seul. Cette solitude pose un problème stratégique majeur pour la souveraineté continentale.
L’avantage nucléaire français pour les data centers
Si la France possède un atout décisif, c’est dans son mix énergétique. Cette carte maîtresse pourrait transformer le pays en terre d’accueil privilégiée des infrastructures d’IA.
22 grammes de CO₂ par kWh : l’atout décarbonation
Selon France Datacenter, 95 % de l’électricité produite en France est décarbonée grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. L’intensité carbone atteint seulement 22 grammes de CO₂ par kilowattheure. C’est 18 fois moins qu’aux États-Unis.
Ce chiffre change la donne. Microsoft, Amazon et Google utilisent déjà l’énergie nucléaire pour alimenter leurs centres de données américains. En France, EDF propose des contrats à 70 euros le mégawattheure sur quinze ans. L’offre est compétitive et stable.
En conséquence, le pays se hisse à la troisième place européenne des data centers. Fin 2024, la capacité installée dépasse 714 mégawatts, en hausse de 40 % sur un an. L’objectif affiché : 2,3 gigawatts d’ici 2030, puis 4,3 gigawatts d’ici 2035.
Par ailleurs, le gouvernement a identifié plus de 60 sites potentiels pour accueillir de nouveaux centres de données. Un partenariat avec les Émirats arabes unis prévoit un campus IA de 30 à 50 milliards d’euros pour une puissance d’un gigawatt.
Cependant, des obstacles persistent. Le raccordement électrique peut nécessiter jusqu’à sept ans dans certaines zones. Le manque de main-d’œuvre qualifiée oblige les entreprises à internaliser la formation.
C’est précisément là que le politique devrait intervenir. Accélérer les procédures. Former les techniciens. Transformer un avantage naturel en avantage compétitif durable. Ce sujet mériterait à lui seul un volet entier de programme présidentiel.
Emploi et IA : les chiffres que personne ne veut entendre
Voici le cœur du débat. La raison pour laquelle l’IA et la présidentielle 2027 ne peuvent être dissociées. Les projections sur l’emploi sont à la fois vertigineuses et ambivalentes.
27 % des tâches automatisables d’ici 2030
Le rapport de McKinsey et l’Institut de l’Entreprise, publié en janvier 2025, est sans ambiguïté. Dans un scénario d’adoption médiane, 27 % des tâches réalisées par les travailleurs français pourraient être automatisées d’ici 2030. En cas d’adoption rapide, ce chiffre grimpe à 45 % d’ici 2035.
Parallèlement, le Future of Jobs Report 2025 du World Economic Forum nuance le tableau. À l’échelle mondiale, 170 millions d’emplois seraient créés d’ici 2030. Certes, 92 millions seraient déplacés. Mais le solde net resterait positif : 78 millions de postes.
Néanmoins, ces moyennes mondiales masquent des réalités locales très différentes. En France, seules 8 % des entreprises ont déployé l’IA à grande échelle. Pourtant, 80 % l’utilisent déjà dans au moins une fonction.
Ce décalage est révélateur. L’adoption se fait de manière fragmentaire, désordonnée, sans stratégie collective.

Le piège de l’adoption asymétrique
Et c’est ici que réside le véritable danger. Imaginons un scénario réaliste. Les dirigeants adoptent l’IA. Ils automatisent les tâches répétitives. Ils réduisent les effectifs. Les salariés, eux, n’ont pas été formés.
Ce scénario n’est pas hypothétique. Le World Economic Forum indique que 40 % des employeurs prévoient de réduire leurs effectifs là où l’IA peut automatiser les tâches. McKinsey confirme : 32 % des entreprises s’attendent à ce que l’IA réduise leurs effectifs d’au moins 3 % dans l’année.
En somme, si l’adoption reste asymétrique — dirigeants seuls maîtrisant l’IA — les gains de productivité se traduiront par des suppressions d’emploi. Non par une montée en compétences collective.
C’est pourquoi cette question transcende la technologie. Elle relève du contrat social. Comment répartir les gains de productivité ? Comment garantir que l’IA serve l’entreprise et ses collaborateurs ? Comment éviter qu’une minorité capte tous les bénéfices ?
Un candidat sérieux devrait porter cette vision. Dans notre pratique quotidienne d’accompagnement des PME, nous constatons que les entreprises qui forment collectivement — dirigeants et équipes ensemble — obtiennent des résultats incomparablement supérieurs. L’adoption collective n’est pas un luxe social. C’est une stratégie de performance mesurable.
L’IA amplifie l’incompétence : le risque du « workslop »
Un phénomène inquiétant émerge dans les organisations qui déploient l’IA sans gouvernance. Le « workslop » — contraction de work et slop — désigne le travail bâclé généré par intelligence artificielle.
Selon une enquête conjointe de BetterUp et du Stanford Social Media Lab, 40 % des travailleurs déclarent avoir reçu du workslop le mois précédent. En moyenne, les employés estiment que 15 % du contenu qu’ils reçoivent est du travail généré par IA, peu élaboré et inutile.
Chaque incident coûte cher. Les employés rapportent passer en moyenne une heure et cinquante-six minutes à gérer chaque cas de workslop. Cela représente une taxe invisible d’environ 186 dollars par mois et par employé.
Autrement dit, l’IA mal utilisée détruit de la productivité au lieu d’en créer.
Ce constat rejoint une observation fondamentale. L’IA est un amplificateur, pas un correcteur. Elle multiplie les compétences existantes. Un professionnel compétent doté d’IA devient extraordinairement productif. Un employé sous-performant doté d’IA produit davantage d’erreurs, avec un vernis de crédibilité qui les rend plus difficiles à détecter.
Harvard Business Review a consacré un article de référence à ce phénomène en septembre 2025. Le risque est clair : sans cadre d’usage, sans formation, sans gouvernance, déployer l’IA revient à industrialiser l’incompétence.
Toutefois, la solution n’est pas de freiner l’adoption. C’est de l’accompagner. Former à l’expression précise. Développer l’esprit critique face aux résultats générés. Mettre en place des processus de validation. La maîtrise du prompt engineeringn’est pas un gadget technique. C’est la compétence fondamentale de la décennie.
Souveraineté numérique et dépendance technologique
Un enjeu démocratique se superpose à la question économique. Aujourd’hui, la majorité des Français qui utilisent l’IA recourent à des outils américains. ChatGPT domine le marché. Gemini et Meta AI suivent.
Cela signifie que des modèles entraînés aux États-Unis, selon des valeurs et des biais américains, façonnent progressivement l’information consommée par les citoyens français.
En effet, quand 28 % des électeurs utiliseront l’IA pour s’informer avant le scrutin de 2027, qui contrôlera les réponses ?Les serveurs sont en Californie. Les données d’entraînement reflètent une vision du monde anglophone. Les filtres de modération obéissent à des normes culturelles étrangères.
Mistral AI offre une alternative partielle. Le Chat fonctionne. Les performances s’améliorent. Néanmoins, le rapport de forces reste écrasant.
À l’échelle européenne, l’initiative InvestAI prévoit 200 milliards d’euros. C’est un premier pas. Mais la France ne peut pas attendre la coordination bruxelloise. La souveraineté numérique exige une politique nationale ambitieuse, immédiate et concrète.
Par conséquent, un programme présidentiel crédible devrait inclure trois volets. D’abord, soutenir massivement Mistral et l’écosystème IA français. Ensuite, imposer des obligations de transparence sur les IA utilisées en contexte électoral. Enfin, accélérer la formation de 100 000 spécialistes IA par an, contre 40 000 aujourd’hui.
Cette ambition rejoint directement les enjeux de transformation numérique des entreprises françaises que nous analysons régulièrement. La souveraineté ne se décrète pas. Elle se construit, métier par métier, entreprise par entreprise.
Ce que devrait contenir un programme IA pour 2027
À défaut de candidat portant cette vision, esquissons ce que pourrait être un programme présidentiel à la hauteur de l’enjeu.
Premier axe : la formation collective obligatoire. Chaque entreprise de plus de cinquante salariés devrait être tenue de former l’ensemble de ses équipes — dirigeants et collaborateurs — aux usages de l’IA. Non pas à la technique. Aux usages. L’objectif n’est pas de transformer chaque salarié en ingénieur. C’est de garantir que personne ne soit laissé au bord du chemin.
Certes, cette ambition a un coût. Mais le coût de l’inaction est infiniment supérieur. Le World Economic Forum rappelle que 44 % des compétences professionnelles seront impactées dans les cinq prochaines années. Le fossé se creuse chaque jour.
Deuxième axe : la gouvernance de l’IA en entreprise. Définir qui accède à quoi. Dans quel cadre. Avec quels processus de validation. Le workslop n’est pas une fatalité. C’est le symptôme d’un déploiement sans règles.
Troisième axe : l’accélération des infrastructures. Simplifier les procédures d’implantation des data centers. Raccourcir les délais de raccordement électrique. Capitaliser sur l’avantage nucléaire. Chaque mois perdu est un mois gagné par un concurrent.
Quatrième axe : la souveraineté technologique. Investir dans Mistral AI. Soutenir les alternatives européennes. Imposer la transparence algorithmique. Protéger les données des citoyens.
Finalement, ces quatre axes ne sont pas des vœux pieux. Ce sont des impératifs de survie économique. La France dispose de 750 startups IA. De chercheurs mondialement reconnus. D’une énergie décarbonée. De tous les ingrédients du succès. Il ne manque qu’un catalyseur politique. Comme le souligne notre analyse des enjeux IA pour les PME, la transformation ne viendra pas d’en haut. Mais le politique peut créer les conditions pour qu’elle advienne.
Conclusion — Le rendez-vous manqué que la France ne peut pas se permettre
Résumons. 27 % des tâches automatisables. 109 milliards annoncés. Un champion national valorisé 11,7 milliards. Un avantage nucléaire unique en Europe. 28 % des électeurs prêts à utiliser l’IA pour choisir leur président. Et pourtant, un silence politique assourdissant.
L’IA et la présidentielle 2027 forment un binôme inévitable. Le nier revient à ignorer la transformation la plus profonde que connaîtra le monde du travail depuis la révolution industrielle.
Le véritable danger n’est pas l’IA elle-même. C’est l’adoption asymétrique. Celle où les décideurs automatisent pendant que les équipes subissent. Celle où les gains de productivité se concentrent en haut pendant que l’emploi se détruit en bas. Celle où la France investit dans les infrastructures mais oublie les compétences.
En somme, la question que devrait poser chaque candidat n’est pas « pour ou contre l’IA ». C’est : ensemble ou les uns contre les autres ?
L’histoire des révolutions technologiques nous enseigne une constante. Les sociétés qui prospèrent ne sont pas celles qui adoptent le plus vite. Ce sont celles qui adoptent le plus largement. La machine à vapeur n’a enrichi l’Angleterre que lorsqu’elle a touché toutes les couches de la production.
L’IA suivra la même logique. Et la France, avec ses atouts, n’a aucune excuse pour rater ce rendez-vous.
FAQ
1. Pourquoi l’intelligence artificielle devrait-elle être au cœur de la présidentielle 2027 ?
L’IA devrait être le sujet central de la présidentielle 2027 car elle transformera 27 % des tâches professionnelles françaises d’ici 2030, selon McKinsey. Le World Economic Forum prévoit un solde net de 78 millions d’emplois créés mondialement, mais uniquement si l’adoption est collective et accompagnée. Sans politique ambitieuse de formation et de gouvernance, la France risque un chômage structurel massif plutôt qu’une montée en compétences bénéfique.
2. Combien de Français utiliseront l’IA pour s’informer avant l’élection de 2027 ?
28 % des Français prévoient d’utiliser l’IA pour s’informer avant la présidentielle 2027, selon une étude Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès publiée en février 2026. Ce chiffre monte à 75 % chez les 18-24 ans, révélant un fossé générationnel majeur. Cette réalité pose des questions inédites de souveraineté numérique, puisque la majorité des outils utilisés sont américains.
3. Quel est l’avantage de la France pour les data centers liés à l’IA ?
La France dispose d’un avantage compétitif unique grâce à son énergie nucléaire décarbonée. Avec 95 % d’électricité décarbonée et une intensité carbone de 22 g CO₂/kWh — 18 fois moins qu’aux États-Unis —, le pays attire les géants du numérique. La capacité installée a augmenté de 40 % en un an, atteignant 714 MW fin 2024, avec un objectif de 2,3 GW d’ici 2030.
4. Combien d’emplois l’IA va-t-elle supprimer en France d’ici 2030 ?
L’IA ne supprimera pas directement des emplois mais automatisera des tâches. McKinsey estime que 27 % des tâches sont automatisables d’ici 2030 en France, et jusqu’à 45 % d’ici 2035 en adoption rapide. Le World Economic Forum projette un solde net positif de 78 millions d’emplois au niveau mondial. L’enjeu n’est pas la destruction, mais la redistribution vers ceux qui maîtrisent les outils.
5. Qu’est-ce que le « workslop » et pourquoi est-ce un problème pour les entreprises ?
Le workslop désigne le travail bâclé produit par IA sans supervision. Selon une étude de BetterUp et Stanford, 40 % des travailleurs en reçoivent chaque mois. Chaque incident coûte en moyenne 1h56 de temps perdu, soit environ 186 dollars par mois et par employé. Ce phénomène démontre que déployer l’IA sans gouvernance ni formation détruit de la productivité au lieu d’en créer.
6. Mistral AI peut-il rivaliser avec OpenAI et les géants américains de l’IA ?
Mistral AI, valorisée à 11,7 milliards d’euros, est le champion européen de l’IA avec 300 millions d’euros de revenus récurrents et un million d’utilisateurs quotidiens de Le Chat. Cependant, l’écart avec OpenAI (500 milliards de dollars de valorisation) et Anthropic (156 milliards) reste considérable. Mistral représente un espoir de souveraineté technologique européenne, mais ne peut porter seul cette ambition sans soutien politique et industriel massif.








